wyindywidualizowanna

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vendredi, juin 24 2011

Elle et moi.

Elle ne me quitte pas.

Elle est là, lourde et présente comme un éléphant.

Ne se fait jamais oublié.

Elle attaque parfois plus fort, inattendu.

Surprend comme un saut de grenouille sur le dos.

Puis elle se calme.

Elle me laisse m'emporter avec elle.

Dans ces eaux de douleur on nage ensemble, elle et moi.

Tortue. Torture.


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mardi, juin 21 2011

Un ami m'a cité recemment une phrase.

Guide: "There are no pictures here."
"I see", said the blind man.

Allan Kaprow

vendredi, juin 17 2011

Faire rêver un objet...

Et si un godemiché s'est mis à rêver?

J'ai décidé de prendre comme objet un godemiché. Puis j'ai réfléchis à quoi peut-il bien rêver. Je suis passer par plusieurs fantasmes et inventions. Je me suis arrêter sur une image. Celle du gode comme objet purement utilitaire.

Et s'il ne voudrait pas que ça?
S'il voudrait plus?
Et s'il rêverait d'être caresser et pas seulement utiliser?

Une envie forte de fabriquer un gode en peluche s'est installé dans mon esprit.

GODE.jpg (un dessin imaginé de l'évolution de l'objet fini)

jeudi, juin 16 2011

Dispositif Visuel. II.

J'ai déjà décrit un dispositif visuel qui m'est venu en tête en premier. Mais il se trouve qu'il ne s'agissait pas totalement de ce que c'était le sujet. Donc je recommence. Dispositif visuel.

Dispositif: 1) Ensemble des pièces composant un appareil. 2) Ensemble des mesures prises en vue d'atteindre un objectif.

Visuel: 1) Ensemble des éléments visibles d'une affiche ou d'une image. 2) Dispositif par lequel on peut afficher des données sur un écran.

Ensemble de mesures pour atteindre un objectif...un dispositif visuel ça peut être par exemple les couleurs du drapeau mon pays, les formes traditionnelles des découpages polonais, puis aussi ma relation avec l'institution de l'église qui est omniprésent là-bas.
Au début je n'ai pas compris. Mais comment des choses pareil peuvent être un dispositif? Pour quoi mon idée d'un implant qui permettrais au gens de capturer des moments/images de leurs vie qui échappent si on ne les enregistre pas n'était pas bon?

J'ai décidé de creuser.

Alors peut-être les lunettes qui permettent de voir que la couleur choisi? Si on ne voyait plus que les objets, les reflets, les rayon rouge par exemple? La vision du monde serai sans doute totalement différente. La façon de vie aussi, puisque on aurai pas vu les autres couleurs, donc objets, donc l'intuition et l'ouïe joueraient un rôle énorme. Les gens ne se confierai plus à la vision puisque celle là serai réduite à une très sélective, mais à la sonorité de leur entourage.

Mais je sens que ce n'est toujours pas ça le sujet.

Partons de ce qui est important à moi. A ma vision du monde. D'abord les relation. Avec tout le monde. Des relations jamais faciles puisque je n'aime pas ça. Père. Mère. Une contradiction permanente. Et puis on ne sait pas et on ne saura jamais où est la vérité et qu'est-ce qui s'est vraiment passé. Puis le combat constant avec tout, car rien ne donne la réponse valable. Si rien ne la donne je vais me la donner moi même. Ou au moins je ne vais plus écouter ce que j'ai déjà entendu, cru, et qui au final s'est montré pas si intéressant à entendre et pas si bon à croire.
Je pense que créer une opposition a tout ce qui arrive serait vraiment intéressant...
A chaque oui un non, à chaque refus une acceptation. Je le ferai selon chaque personne différemment. Une sort de dé qui jugerai à son avis quel opposition à qui et à quoi donner.
Une contre-force.
Un contre-avis.
Une prise de tête pour en sortir avec des questions, pas avec des réponses.
Ce dispositif permettrai de voir plus large. Mais aussi de voir les contraires, les possibilités, les contraintes, les absurdités parfois aussi. Ne jamais accepter ce qu'on dise, douter de tout, et voir le contraire même si la base est bonne créerai une ensemble des contradictions reprochables, irrationnels et créatifs.
Challenge de force, combat entres les arguments, et puis un entêtement aussi.

Un nouveau dispositif se met en place. La vision du monde vu par le prisme du contraire avec les couleurs de l'opposition. Et du rouge.

I ♥ HARIBO

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vendredi, juin 10 2011

Caresse-moi la nuque!

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jeudi, juin 9 2011

Lieu sans mémoire.

Le lieu sans mémoire.
Le lieu où on entre, on paye et on sort.
Le lieu prostitué.


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(images de la vidéo d'environ 7minutes)

La poésie de mon corps.

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"La radiographie du rachis cervicale de la colonne vertébrale indique abolition de la lordose physiologique avec hyperextension et fracture de l'axe long de la colonne au niveau C-5 C-6. Les radiographies ciblés sur la charnière crânio-rachidienne indiquent une disposition asymétrique d'apophyse ondontoïde d'axis avec le déplacement à gauche qui provoque une sténose de l'espace entre la dent C-2 et la masse latérale C-1, du côté gauche. Une rotation moyenne de l'atlas à droite. Une sténose asymétrique de l'espace articulatoire atlanto-axoïdienne médiane avec des caractéristiques de dislocation. Les radiographies du rachis thoracique indiques une moyenne torsion sigmoïde avec la rotation de certains vertèbres. Accentuation de la cyphose physiologique."


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"La radiographie en incidence de profil du rachis cervical de la colonne vertébrale indique inversion de la lordose physiologique démontrant insuffisance de l'appareil ligamentaire. Les radiographies en incidence fonctionnelle en antéversion et rétroversion indiquent l'instabilité au niveau C2-C3-C4-C5."


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"Abolition de la lordose physiologique cervicale. La hauteur des corps vertébrales et disques intervertébraux dans rachis cervicale dans les normes. Déshydratation partielle du disque intervertébral C5/C6. Relâchement et petite (<2mm) arrière accentuation en forme de dôme d'annulus fibrosus de ce disque avec la modification du nucleus pulposus et une diminution de la réserve antérieur du liquide de la moelle épinière. La dimension sagittal du canal vertébral dans la ligne centrale à ce niveau est de 12mm (norme >10mm). Au niveaux C3/C4, C4/C5 petit relâchement et arrière accentuation en forme de dôme d'annulus fibrosus avec la modification du nucleus pulposus. La dimension sagittal du canal vertébral à ce niveau et à niveau C6/C7 est de 13mm. A niveau C2/C3 la dimension saggital du canal vertébral est de 14mm (norme 18mm). Les espaces épidural dans rachis cervical sans sténose. Le signal du rachis cervical de la moelle épinière en norme."



(descriptions datent d'il y a 4ans. Depuis, sans rééducation, l'état de la colonne s'est aggravé, mais il me reste inconnu. Surprise surprise...serai-je encore vivante prochainement?)

vendredi, juin 3 2011

...the form of this piece.

Pièce n°1.
Londres, Royaume-Uni

La photo prise instinctivement par le désir de photographe face à l'architecture du passage souterrain. Le vert de la photo n'est pas un hasard. Le vert de la photographie reflète la lumière étrangement verte dans ce passage. Plusieurs photos après celle-là ont été prises dans l'intervalle de 10 pas chaque.
La photo suivante, jointes à cette déclaration, constituent le debut de la série de cette oeuvre.

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Pièce n°2.

Krakow, Pologne

Une répétition d'un spectacle de drag queen sur une nouvelle scène. L'acteur est photographier avant, pendant et après la répétition. Les photo seront ensuite une inspiration pour la peinture.
Les trois photos suivantes, jointes à cette déclaration, constituent la forme de cette oeuvre.

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Pièce n°3.

Madrid, Espagne

Une nuit à Madrid, deux personnes ont été photographie dans la lumière des lampes posées par terre, sans flash. L'effet fantôme et de dedoublement n'a pas été ni prévu ni manipulé. Des personnes photographiés sont bien vivantes.
Les deux photos suivantes, jointes à cette déclaration, constituent la forme de cette oeuvre.

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jeudi, juin 2 2011

Un lieu fantasmagorique....un cirque des fanstames.

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une vidéo ( de promotion donc du courte durée) que j'ai filmé et monté durant mon stage à Londres.

mercredi, juin 1 2011

.portrait universel.

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Unmade beds.

petit coup d'oeil sur un des projet avec Mathieu Pernot.

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Oncle Boomee (celui qui se souvient de ses vies antérieures)

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"Oncle Boonmee" d'Apichatpong Weerasethakul, gagnant de la Palme d'Or, est un film très sensible et assez inattendu je trouve. Pas si inattendu que "the tree of life" de Terrence Malick mais quand même loin de cinéma de Woody Allen.

En cherchant dans ma mémoire une scène à décrire, je me suis attardé sur celle du fin du film, qui se passe dans l'hôtel, quand le neveu de oncle Boonmee, de retour à la ville, arrive en habit de moine à la chambre d'hôtel où sa tente et jeune fille résident. Je la trouvais bien étrange cette scène.

Le moine, il n'arrivait pas à dormir dans le monastère où la nuit est très noir et les bruit de la jungle sont très présent. Ils regardent donc la télé, l’air ennuyeux. J'ai beaucoup aimé cette scène où presque rien se passe, où les personnages sont juste assis et la caméra se balade entre eux et les images télévisés. Ca m'a fait penser à des images de Jeff Wall - les scènes un peu figé du quotidien, dans les architectures modernes.

Le neveu ensuite désire prendre une douche avant d'aller manger au restaurant. La douche est très très longue. Tellement longue qu'elle produit un décalage espace-temps bloquant les personnages face à la télé. C’est là alors que la belle-soeur et le neveu se dédoublent, une partie de leurs esprits demeurant face au poste TV, l’autre se réfugiant dans un karaoké dont les murs sont tapissés de couleurs chatoyantes. Le bruit du karaoké est aussi comme un contraste du silence de la chambre, comme un retour au jungle (cette fois plutôt la jungle humaine) faisant un lien avec les briut de celle naturelle, du debut.

Cette lente dissolution de la tradition dans la modernité - les trois personnages regardent la télévision sans se parler - nous ramène à un présent qui risque de ne plus se souvenir des "vies antérieures". Pourtant au bar la belle-soeur et l'employé du karaoké se lancent des regards insistant, regards de désir ou une autre forme d’attirance.

Peut-être celle de deux esprits qui se reconnaissent? Deux esprits qui se sont connus dans une vie antérieure?

untitled.

Drag queen. Nun. Fight. Freedom.

Dream.


red_stripe.jpg reality now. discrimination. church. power. and dreams about the better future.

2m2.

Projet vidéo "2m2".

Je voulais exploiter le lieu dons lequel on va jamais, qui ne sert à rien, au lequel on ne fait pas attention, qui est là, au milieu mais sans intérêt, qu'on regarde toujours à travers.

Et ce lieu-là, ce sont mes 2m2 que je voulais montrer. Et ce qui peut se passer la-dedans.

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F A M I L L E

Pour la première fois depuis que je suis en France, depuis 3ans alors, quelqu'un de Pologne vient me rendre visite - ma famille.


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jeudi, mai 26 2011

Nue à la caisse...

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dimanche, mai 22 2011

A letter to Jane.

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"Letter to Jane" est un texte que j'avais du mal a comprendre. Et je pense que même après lire plusieurs fois je ne le comprends toujours pas tout à fait.

"Letter to Jane" est en réalité une bande son du film au même titre réalisé par JL Godard et JP Gorin en 1972. Un film a été fait après avoir fait un autre, "tout va bien" et après avoir vu une photo de la star de ce film, Jane Fonda, dans Express, qui posait pour la cause de Vietnam au Vietnam (legende de cette photo: "Jane fonda interrogeant les habitants d'Hanoi sur les bombardements américains".)


Godard et Gorin écrivent cette lettre qui est une analyse précise de l’image, pour répondre à plusieurs questions. Ils tentent de mettre en relation la photo prise par Joseph Kraft, parue dans l’Express du 31 juillet 1972, et le film qu’ils viennent de réaliser avec l’actrice Jane Fonda "Tout va bien" sorti en même année.
Mais pour envisager ce parallèle, les auteurs rappellent la nécessité d’une prise de distance pour se demander dans un premier temps :


« est-ce qu’il y a un lien, et si oui, seulement ensuite demander lequel, pour enfin éventuellement, juger de son importance »


Avant de demander "lequel" faudrait donc demander "est-ce qu'il y en a un". Mais pas seulement en parlant de cette photo ou de ce film - mais en général. Car tout est en lien avec autre chose, analyser sans en prendre compte serait plutôt sélectif et incomplet.

Godard et Gorin le savent. Ils font une parallèle entre une photo d'actualité et leur film. Les mêmes propos. Les mêmes sujets. Donc pourquoi pas.

Cette photo répond et pose tas de questions. En l'analysant on découvre tout une histoire. Pas seulement d'un acte d'une star américaine mais aussi celle du pays qui souffre, de son peuple, de la guerre ainsi que des relations politiques qui relient tout ça.

La lettre insiste aussi sur l’importance d’un « détour » à effectuer (que les auteurs font). Ils expliquent alors simplement ; « de même qu’un film est une sorte de détour qui nous ramène à nous même, de même, pour revenir au film, nous devons faire ce détour en nous même ». Détour c'est à dire une prise de distance, une mise en parallèle des éléments au premier vu assez éloigné.

Et la photo de Jane au Vietnam peut être un détour pareil. Un détour par les USA, par une vedette facilement reconnaissable pour aller aux Vietnam, mais aussi pour aller au film "Tout va bien" (puisqu’elle remplace des photos du film dans la compagne publicitaire qui l’accompagne aux festivals).

Les questions qui me semblent le plus importantes:

"Quel rôle les intellectuels doivent-ils jouer dans la révolution?"

"Comment le cinéma peut-il aider le peuple vietnamien a conquérir son indépendance?"

"Est ce que c'est le vedettes, les héros, qui font l'Histoire, ou est-ce les peuples?"

Je n'ai pas de réponses toute faite. Les auteurs de la lettre non plus. Je pense que la première question est la plus vaste et la plus délicate.

D'abord cette question se révèle dans tout le cinéma de Godard. Le cinéma engagé, intellectuel, sensible. Le cinéma dans lequel une image n’est pas limitée à une seul signification, mais qu’au contraire, elle prend tout son sens lorsqu’elle est mise en relation avec une autre. Une image est une matière que une fois sortie de son contexte, elle perd toute connotation. Les choix de mise en relation, les choix techniques de montage, de cadrage, font tous le choix du réalisateur à transmettre une information au spectateur et aux quels il rajoutera sa sensibilité et son expérience.

Je pense qu'il y a aussi une idée de manipulation. Car le réel on ne peut pas le présenter tel quel il est. Il s'agit toujours de choix ce qu'on montre ou pas, ce qu'on film ou pas. et ce qu'on doit ignorer malgré nous, car il est impossible de présenter sur une image la réalité de l'espace-temps et 3dimensions en 360°.

Godard et Gorin sont en conscient je pense. Ils ont des doutes et admettent que le monde "libre" n'a rien a faire dans les luttes des autres ("J'écoute les Vietnamiens qui vont me dire quelle paix ils veulent dans leur pays. En tant qu'Américain, je ferme ma gueule car je reconnais que je n'ai rien à dire là dessus, c'est aux Vietnamiens à dire ce qu'ils veulent car je n'ai rien à voir avec l'Asie du Sud-Est").

Mais je trouve que la question a double face. D'un côté il y a une idée de la distance, que ce n'est pas notre lutte donc ce n'est pas à nous de s'en mêler, de décider, d'imposer la paix ou la façon de l'obtenir. Comment peut-on jouer un rôle dans la révolution qui n'est pas la notre? Et puis de l'autre côté peut-on rester immobile en voyant le malheur des autres? Se dire que ce n'est pas notre révolution donc on les laisse faire? Je ne sais pas. Je me dit "mais qui sommes nous pour pouvoir contrôler les destins des autres", et aussitôt je me dis "mais qui serons-nous si en voyant l'horreur, par l'absence d'acte on l'approuve?"

Je reviens à l'image de Jane au Vietnam.

La photo est une preuve d'accord de l'actrice avec la cause vietnamienne. Sur la photo Jane Fonda est une actrice américaine représentant USA, on pourra dire encore plus, c'est une certaine image de USA qu'on voulait donner à voir, un symbole populaire devenu politique. Et le vietnamien anonyme est un Vietnamien anonyme.

Je pense qu'il y a plusieurs niveau d'analyse, partant de celle de l'image, passant par la situation dans laquelle image est prise, finissant à un niveau politique, sociale.

La position de l'appareil n'est pas un hasard. Jane est photographiée en contre plongée : les auteurs disent à ce propos qu’elle « n’est pas une position innocente ».

Le cadrage met l’actrice au centre, en verticale, l’espace devant ses yeux, la position de ses yeux dans le sens de gauche à droite montre « l’actrice qui regarde, et pas ce que regarde l’actrice ». Les auteurs soulignent « On la cadre comme si elle était la vedette, et que c’est une vedette connue internationalement ». Et puis ils ajoutent ironiquement « On cadre la vedette en train de militer, et on cadre en vedette la militante ». La situation n'a plus vraiment d'importance, c'est l'actrice/militante qui est le sujet.

Puis on voit qu'elle est la seule personne nette sur la photo.

Et enfin la légende qui ment. Elle dit "Jane fonda interrogeant les habitants d'Hanoi sur les bombardements américains" ce qui n'est pas vrai puisque au moment de la prise de la photo, actrice ne parle pas, elle écoute plutôt.

Mais ca la rend plus militante, le fait, même s'il est faux, d'interroger. Son statu sociale d’actrice et de militante qui s’est déplacée des USA pour venir voir ces gens, leur apporter de l'aide, semble lui donner le pouvoir de parler, de suggérer la paix, la connaissance suffisante pour en parler et interroger. Godard et Gorin assez intéressant parlent de ce fait de parler, penser, filmer par un détour au cinéma muet: « l’acteur s’est mis à dire : je pense (que je suis un acteur), donc je suis (filmé). C’est parce que je pense que je suis » et non plus au muet « je suis (filmé) donc je pense».

L'actrice a un visage bien travaillé, une expression de souffrance et compassion pareil que les autres visages d'acteurs dans les films. Ca se sent que l'actrice est une actrice jouant le rôle de militante, et pas une militante qui est aussi une actrice. Le vietnamien, lui par contre, est un vietnamien, pas un acteur mis en situation. C'est pourquoi il est vrai même s'il est flou, son visage a une expression de souffrance réel, le poids de la guerre dans son pays.

Je pense que les stars comme Jane contribuent à la perception de l'Histoire. Mais ce ne sont pas eux qui la font, même s'ils sont comme tout le monde, font partie de l'opinion publique et participent aux élections et statistiques. C'est plus leur image utilisé par des les intellectuels qui influence sur la population et l'opinion. Ils sont comme des outils dans les mains douées du pouvoir.

Ca me fais penser à une méthode d'écriture les devoirs au collège quand on nous apprenait comment commencer écrire une analyse de texte ou un commentaire.

D'abord c'était conseillé de décrire un cas précis (fictionnel) d'une personne précise. Puis développer ce cas en une idée générale.

Pareil pour les vedettes. Elles sont utilisées comme un exemple que l'opinion générale va suivre. Puisque c'est plus facile d'imaginer une personne en situation que la situation générale.

Il est plus facile de voir Jane Fonda, une actrice connue, mise en situation de se battre pour la cause vietnamienne, même si c'est en partie une fiction, que de voir cette cause en entier dans la lumière claire et violente des faits réels.

samedi, mai 21 2011

who don't like it.

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mardi, mai 17 2011

Dispositif Visuel.

Dispositif: 1) Ensemble des pièces composant un appareil. 2) Ensemble des mesures prises en vue d'atteindre un objectif.

Visuel: 1) Ensemble des éléments visibles d'une affiche ou d'une image. 2) Dispositif par lequel on peut afficher des données sur un écran.



Je pensais beaucoup quel dispositif j'aimerai inventer ou avoir. Je pensais à des lunettes qui permettraient de voir à 360°. Après j'imaginais un appareil qui décomposerai les objet en les présentant de tout les côtés. Mais ce n'étais toujours pas ça. En fait, un dispositif idéal c'est quand même les yeux.

Enfin presque. Parce que pour que ça soit idéal, pour moi, j'aimerai pouvoir déclencher un click pour prendre comme en photo les images que je vois. Et un autre pour que je puisse les filmer.

Tellement de fois je vois des images intéressante mais j'ai pas mon appareil sur moi ou bien le temps de le sortir et faire les réglages le moment est déjà passé. Tellement de fois que j'avais envi de filmer des situation, des lieux, des gens, mais je savais qu'ils accepteraient pas la cameras et même si oui, le résultat ne vas pas être pareil, naturel et inconscient. A ces moments là je désirais tellement d'avoir un appareil dans mes yeux!

Je pense que ce n'est pas impossible. Le technologie va tellement vite en avance, les scientifique expérimentent avec nos ADN et les maladies mentales, pourquoi donc pas expérimenter avec la mémoire visuel? Avec l'enregistrement de ce qu'on voit? Peut-être au début on ne contrôlerai pas tout à fait à quel moment on veut capter une image ou à quel moment c'est juste la vision pratique mais au file du temps je suis sûre qu'on le maitriserai.

Je pense que ça aurai pu avoir un air des lunettes au début. Après dans idéal ça serai un implant qu'on injecterai qui se placerai dans le globe oculaire et qui capterai exactement le champs de vision qu'on a. Du coup chaque personne aurai des images différentes, ce qui serai encore plus intéressant ce que ceux qui ont la myopie et ceux qui ont l'hypermétropie auraient des images inédites. Puis aussi les autres maladies deviendrai du coup un dispositif en eux même.



Et si non, j'aimerais avoir un dispositif qui me permettrai de voir comme une mouche.

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